Soirées spéciales 2017


Mercredi 8 mars
Soirée d’ouverture
18h30 : Apéritif d’inauguration devant l’exposition
« Pablo Neruda, une ardente patience » proposée par l’association Ayllu

20h00 : L’homme aux mille visages
De Alberto Rodríguez – 2015 – 2h03 – Espagne – VOST – Thriller
Avec Eduard Fernández, José Coronado, Carlos Santos, Marta Etura

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La vie de Francisco Paesa a tout d’un James Bond, collaborant aux frontières de la loi avec des dictateurs et des groupes terroristes. Il a même simulé sa mort : son décès en 1998 n’était qu’un leurre mais lui a permis de disparaître des écrans radars quelque temps. Mercenaire, marchand d’armes, espion, mondain, escroc, médiateur, témoin protégé, la police à ses trousses et des mandats d’arrêt en pagaille, il a trempé dans de sales affaires en Afrique, en Russie, au Pays Basque et en Asie du sud-est dans les années 70-80.

Adaptation du roman du journaliste d’investigation Manuel Cerdán, Paesa, el espía de las mil caras, basé sur la vie réelle de l’agent secret. A la réalisation et au scénario, Alberto Rodríguez, multiprimé en 2015 pour La isla mínima. 11 nominations aux Goya 2017 et deux obtenus dont celui de la Meilleure adaptation et du Meilleur espoir masculin pour Carlos Santos.

 

 


Jeudi 9 mars
« Cinéma indigné, cinéma engagé : le 7° art face à la crise »
Soirée présentée par Sonia Kerfa, Maître de conférences à l’Université Lumière Lyon 2, spécialiste de cinéma documentaire, et Christelle Guignot de l’association Chisp@, enseignante d’espagnol en Classes Préparatoires aux Grandes Écoles au Lycée Camille Vernet.

Depuis la crise de 2008, et en particulier depuis le mouvement des Indignés, le cinéma espagnol est un laboratoire d’idées abordant les vies fauchées par le chômage, les expulsions ou la corruption de la classe politique. Ces effets de la crise sur la vie quotidienne des Espagnols sont traités avec acuité par un cinéma militant toujours enclin à rendre leur dignité à ces laissés-pour-compte. Cette fibre sociale, parfaitement représentée il y a 15 ans déjà par Les lundis au soleil, de León de Aranoa, redonne la parole cette année encore aux victimes de l’austérité et trouve un écho dans le cinéma de Juan Miguel del Castillo et sa poignante fiction Techo y comida et dans le documentaire militant Afectados de Silvia Munt. L’un comme l’autre, dans des genres différents, s’abreuvent d’une dure réalité et donnent à voir tantôt le désespoir de terribles vécus individuels, tantôt la solidarité, l’entraide et la résistance du peuple espagnol face à la crise, seules réponses possibles face à un terrorisme financier qui expulse, exploite et humilie. Deux films coup de poing à voir, comme des odes au courage et à la dignité.

18h30 : Afectados (rester debout)
De Silvia Munt – 2015 – 1h22 – Espagne – VOST – Documentaire

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Frappée de plein fouet par la crise de 2008, l’Espagne a vu son taux de chômage frôler les 27% en 2012. Des centaines de milliers de personnes dans l’incapacité de rembourser leur crédit immobilier ont été expulsées de leur logement, tout en restant endettées auprès de leur banque. A Barcelone, un collec-tif citoyen s’est mis en place pour proposer son aide à ces victimes de prêts toxiques, des hommes et des femmes de tous âges et de tous horizons qui n’auraient jamais pensé qu’ils pourraient un jour se retrouver à la rue. Et qui n’auraient peut-être jamais osé demander de l’aide, meurtris par la honte et l’incompréhension. A travers la solidarité, ils vont reprendre espoir et surtout voir la vie et le monde qui les entoure sous un nouveau jour.

De 2013 à 2014, la réalisatrice a assisté aux assemblées de la PAH (Plateforme des victimes du crédit hypothécaire), association qui lutte contre les expulsions : des témoignages poignants, pris sur le vif, et un regard réconfortant sur l’Espagne actuelle et ses élans de solidarité.

 

 

 

21h00 : Techo y comida
De Juan Miguel del Castillo – 2015 – 1h33 – Espagne – VOST – Drame
Avec Natalia de Molina, Mariana Cordero, Mercedes Hoyos, Manuel Tallafé.

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Rocío, jeune mère célibataire au chômage, ne parvient plus à payer ses factures. De crainte de perdre la tutelle d’Adrián, son fils de 8 ans, elle feint de mener une vie normale. Une normalité incompatible avec la profonde crise économique qui secoue l’Espagne.

Un reflet de la crise économique incarnée dans l’Espagne des expulsions immobilières. Natalia de Molina a reçu le Goya 2016 de la Meilleure actrice pour son interprétation émouvante et digne de Rocío, mère célibataire au chômage.

 

 


Vendredi 10 mars
Ciné-musique
Beyond flamenco, séance suivie d’un concert de musique Gitane de Davy Santiago au bar l’Oasis Rock Café.

19h00: Beyond flamenco
De Carlos Saura – 2016 – 1h27 – Espagne – VOST – Documentaire
Avec Sara Baras, Miguel Ángel Berna, Carlos Núñez, Ara Malikian, Giovanni Sollima

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Sara Baras, Carlos Núñez ou Ara Malikian: autant de grands musiciens et danseurs qui continuent à faire vivre la Jota, musique et danse traditionnelle d’Aragon, art majeur de la culture espagnole et l’une des sources du flamenco.

Après Flamenco, flamenco en 2010, Carlos Saura nous propose un nouveau voyage musical à travers la richesse et la modernité de la Jota, originaire de sa région natale.

 

 


Samedi 11 mars
Invité d’honneur : Javier Gutiérrez

Nous aurons cette année le plaisir de recevoir l’acteur espagnol Javier Gutiérrez, devenu depuis quelques années l’un des acteurs majeurs du cinéma espagnol. Quatre films seront diffusés en son honneur lors du festival dont La isla mínima (coup de coeur des Regards 2015), pour lequel il a remporté le Goya du meilleur acteur ainsi que la Concha de Plata du Festival de cinéma espagnol de San Sebastián. Nous le retrouverons aussi dans L’Olivier de Icíar Bollaín, pour lequel il est nommé au Goya 2017 du Meilleur acteur dans un second rôle, ainsi que dans son dernier long-métrage, 1898 : Les derniers des Philippines. Javier Gutiérrez sera présent le samedi 11 mars pour échanger avec le public autour de ses deux derniers films.

20h30: 1898 : Les derniers des Philippines
De Salvador Calvo – 2016 – 1h45 – Espagne – VOST – Film historique.
Avec Luis Tosar, Javier Gutiérrez, Karra Elejalde, Eduard Fernández, Álvaro Cervantes
Séance suivie d’une rencontre avec l’acteur Javier Gutiérrez.

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30 juin 1898, Philippines, île de Luçon. La garnison espagnole de Fort Baler est assiégée par les Philip-pins insurgés et va tenir jusqu’au 2 juin 1899. 337 jours de résistance, alors que la paix a été signée en décembre 1898 en Europe, entérinant la perte des Philippines par l’Espagne.

La reconstitution à grand spectacle d’un épisode de la Guerre hispano-américaine de 1898, nommée «dé-sastre de 98» en Espagne car c’est au cours de cette guerre qu’elle perdit ses dernières colonies : Cuba, les Philippines et Porto Rico. 9 nominations aux Goya 2017.

 

 

17h30: L’olivier
De Icíar Bollaín – 2016 – 1h38 – Espagne – VOST – Drame
Avec Anna Castillo, Javier Gutiérrez, Juanma Lara, Nicolai Will, Pep Ambrós, Miguel Ángel Aladrén
Séance suivie d’une rencontre avec l’acteur Javier Gutiérrez.

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Une jeune femme engagée, reprend l’exploitation agricole de son grand-père, auquel elle est très attachée. Le vieil homme, qui a cessé de parler depuis que ses fils ont vendu l’olivier millénaire ayant appartenu à ses ancêtres, refuse désormais de manger. Alma décide alors de remonter la piste de cet arbre unique. Ce voyage rocambolesque va l’amener au cœur du capitalisme, où se joue le combat de David contre Goliath. Mais elle n’est pas seule dans cette aventure…

Un film entre fable et manifeste, dont Icíar Bollaín a confié le scénario à son compagnon Paul Laverty, collaborateur de Ken Loach, renouvelant ainsi l’expérience de Même la pluie. Goya 2017 du Meilleur espoir féminin pour Anna Castillo.

 

 

15h30: La isla mínima
De Alberto Rodríguez – 2014 – 1h44 – Espagne – VOST – Drame
Avec Javier Gutiérrez, Raúl Arévalo, Antonio de la Torre

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Dans l’Espagne post-franquiste des années 80, deux flics que tout oppose enquêtent sur l’assassinat sauvage de deux adolescentes pendant les fêtes d’une petite ville d’Andalousie. Entre les marécages de cette zone encore ancrée dans le passé et où règne la loi du silence, les deux policiers devront dépasser leurs différences pour démasquer le tueur.
Pas moins de 10 Goya en 2015 pour ce magnifique film d’Alberto Rodríguez, dont celui du Meilleur film.

 

 

 

13h30: Truman
De Cesc Gay – 2015 – 1h48 – Espagne – VOST – Comédie dramatique
Avec Ricardo Darín, Javier Cámara, Dolores Fonzi, Eduard Fernández, Javier Gutiérrez,  Alex Brendemühl

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Julián (et son chien Truman) reçoit la visite inattendue de Tomás, son ami d’enfance qu’il n’a pas vu depuis de nombreuses années et qui vit aujourd’hui au Canada. Ils vont partager quatre jours intenses et surprenants, surtout à cause de la situation difficile que traverse Julián.

Le réalisateur de Les hommes ! De quoi parlent-ils ? rassemble à nouveau la crème des acteurs hispa-niques. 5 Goya en 2016, dont Meilleur film, Meilleur réalisateur et Meilleur acteur pour Ricardo Darín.

 

 


Dimanche 12 mars
Gros plan sur l’Équateur

A partir de 15h, présence de Nina Faure, co-réalisatrice avec Pierre Carles du second volet de Opération Correa. Elle échangera avec le public à la suite des deux documentaires.

L’Équateur reste l’un des pays les plus méconnus d’Amérique Latine : historiquement secoué par des crises politiques, sociales et économiques, le plus petit des pays andins connaît aujourd’hui une stabilité qui profite aussi à son cinéma. Depuis 2007, le président Rafael Correa, proche de la gauche latino-américaine incarnée par le Vénézuélien Hugo Chávez et le Bolivien Evo Morales, y mène une politique antilibérale aux résultats spectaculaires. Cinématographiquement, la produc-tion est restée quasi inexistante jusqu’aux années 2000 : entre 1924 et 1999, seuls 17 longs-métrages ont été tournés, soit un tous les cinq ans. C’est l’adoption en 2006 de la Loi de Développement du Cinéma National qui a fait exploser la produc-tion : une cinquantaine de films ont été réalisés depuis grâce aux aides publiques. Oui, en Équateur on fait la «Révolution Citoyenne»… et aussi du cinéma : c’est ce que ce Gros plan vous propose de découvrir !

 

15h00: Opération Correa épisode 1 : Les ânes ont soif
De Pierre Carles – 2014 – 1h24 – France – VF – Documentaire
Séance suivie d’un échange avec Nina Faure, co-réalisatrice du second volet.

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Le 6 novembre 2013, dans le cadre de sa visite en France, Rafael Correa, docteur en économie, a été reçu à la Sorbonne pour une conférence exceptionnelle. Étrangement, son allocution ne fut couverte que par deux journaux, Le Monde diplomatique et L’Humanité. Pour tenter de comprendre ce boycott, une phrase prononcée lors de sa conférence, lorsqu’il explique comment l’Équateur a procédé pour réduire la pauvreté, les inégalités, le chômage et la dette tout en relançant la croissance : «Nous avons fait exac-tement le contraire de ce que disaient l’économie orthodoxe et le FMI et de ce que, lamentablement, est en train de faire l’Europe pour affronter la crise, avec pour résultat de l’amplifier».

Pierre Carles et son équipe démarrent leur enquête sur le «socialisme du XXIe siècle» promu par Rafael Correa avec ce 1er volet consacré au traitement médiatique de sa politique économique.
Dimanche 12 mars à 15h, séance suivie d’un échange avec Nina Faure, co-réalisatrice du second volet.

 

 

17h30: Opération Correa épisode 2 : On revient de loin
De Pierre Carles et Nina Faure – 2016 – 1h48 – France – VOST – Documentaire
Séance suivie d’un échange avec la co-réalisatrice Nina Faure.

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Depuis 2007 en Équateur, le gouvernement de Rafael Correa a refusé de payer une partie de la dette publique et récupéré la souveraineté sur ses ressources naturelles face aux multinationales. Grâce à des politiques de redistribution, la pauvreté a chuté de 15% et la classe moyenne a doublé en huit ans. Le budget consacré à la santé et l’éducation ayant triplé, l’espérance de vie a augmenté et l’analphabétisme a été éradiqué. Les réalisateurs débarquent dans ce nouvel Eldorado et sillonnent un pays en ébullition.

Un exercice convaincant de documentaire dialectique et un portrait nuancé qui questionne en creux la gestion de la crise économique et les politiques d’austérité en Europe.
Dimanche 12 mars à 17h30, séance suivie d’un échange avec la co-réalisatrice Nina Faure.

 

 

13h00: Sans automne, sans printemps (Sin otoño, sin primavera)
De Iván Mora Manzano – 2011 – 1h55 – Equateur – VOST – Drame
Avec Angela Peñaherrera, Paola Baldion, Lucía Moscoso

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Voici le portrait d’une génération invisible. Une balade punk racontée du point de vue de dix jeunes dont les histoires s’interconnectent, pas dans leurs destins mais dans leurs concepts : le voyage comme moyen de réin-vention, questionnant le bonheur et le système, la fraude, les limites morales, la folie, la décadence, l’amour…

Dans ce 1er long métrage tourné à Guayaquil avec panache, le cinéaste dépense une belle énergie et fait de ses histoires croisées une mosaïque à la structure complexe et soignée.

 

 

11h00: Quand mon tour viendra (Cuando me toque a mí)
De Víctor Arregui – 2008 – 1h30 – Equateur – VOST – Drame
Avec Manuel Calisto Sánchez, Juan Martín Cueva, Ana Miranda, Ramiro Logroño

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A Quito, un meurtre est commis au lever du jour. Le corps est envoyé à la morgue où travaille Arturo Fernández, médecin légiste solitaire qui préfère la compagnie de ses patients à celle des vivants. L’arrivée de ce corps va précipiter son destin et celui de son entourage. Victor va devoir affronter sa solitude et connecter le monde des morts à celui des vivants…

Les conséquences d’un meurtre servent de point de départ à une chronique chorale dont la résolution va unir les protagonistes. Arregui prend avec doigté le pouls d’une ville pour laquelle sa relation d’amour-haine est palpable.

 

 


Lundi 13 mars
Ciné-classique
L’association Cinescop présentera sa soirée Treiz’ à l’Ouest consacrée aux films du patrimoine avec un grand classique d’Almodóvar à l’honneur.

19h00 Femmes au bord de la crise de nerfs
De Pedro Almodóvar – 1989 – 1h35 – Espagne – VOST – Comédie dramatique
Avec Carmen Maura, Antonio Banderas, Julieta Serrano, Maria Barranco, Rossy de Palma, Chus Lamprave

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Ivan et Pepa, deux comédiens de doublage, prêtent leur voix aux grandes stars du cinéma et se jurent chaque matin dans la pénombre du studio un amour éternel. Mais Ivan abandonne subitement Pepa. Celle-ci va mener son enquête et découvrir la double vie de l’homme qu’elle aime.

Rocambolesque et extravagant, Almodóvar pervertit le vaudeville avec une hystérie parodique. À travers sa folle farandole de personnages fantoches, le héraut de la Movida raille l’Espagne postfranquiste qui se croit libérée de son corset moral.

 

 

 


Mardi 14 mars
Ciné-rencontre

SUITE A UN IMPREVU LE REALISATEUR NE POURRA PAS ETRE PRESENT APRES LA PROJECTION DE ZONA FRANCA

20h00 Zona franca
De Georgi Lazarevski – 2016– 1h40 – France – VOST – Documentaire
Séance suivie d’une rencontre avec le réalisateur, Georgi Lazarevski

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En Patagonie, au cœur de la province chilienne du détroit de Magellan, un chercheur d’or, un chauffeur routier et une jeune vigile croisent la route de touristes en quête de bouts du monde. Entre débris de l’Histoire, paysages grandioses et centres commerciaux, ils révèlent ce qui n’apparaît pas sur les prospec-tus des tours-opérateurs : une violence profondément enracinée dans cette terre, et qui surgit en pleine lumière lorsqu’une grève paralyse la région.

L’économie de prédation qui résume l’histoire de ce bout du monde, la destruction des singularités géogra-phiques et humaines, la résistance qui se transmet : tout cela est raconté avec un sens de l’humain et du quotidien, de l’espace et de la nature, navigant entre la grande histoire et le présent singulier.
Mardi 14 mars à 20h, séance suive d’une rencontre avec le réalisateur Georgi Lazarevski.

 

 


Mercredi 15 mars
Ciné-goûter

15h00 Nocturna
Séance suivie d’un goûter préparé par l’association Cinescop.
De Víctor Maldonado et Adrià García – 2007 – 1h20 – Espagne – VF – Animation (à partir de 6 ans)

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Dès l’instant où Tim, assis sur le toit de l’orphelinat, a vu Adhara sa minuscule étoile toute fragile tomber du ciel, il a senti que quelque chose ne tournait pas rond. S’il ne s’était pas penché pour voir où elle était tombée, il n’aurait pas glissé du toit et n’aurait pas été secouru par le Berger et son incroyable horde de chats. Dans le monde de Nocturna, une ribambelle de petites créatures travaillent pour faire de la nuit un endroit magique où tout est possible. L’arrivée inattendue de Tim et les rencontres qu’il fera tout au long de sa quête lui donneront-ils la force et le courage de surmonter sa peur du noir ?

 

 


Jeudi 16 mars
Carte blanche au GRIMH « Regards sur le cinéma cubain »,
www.grimh.org
Dans la cadre du partenariat entre le festival et le GRIMH (Groupe de Réflexion sur l’Image dans le Monde Hispanique), chaque année un membre de ce groupe a carte blanche pour présenter un film de son choix. Nous porterons cette année un regard sur deux films cubains, à l’occasion de la sortie en copie restaurée d’un de ses plus grands classiques.
Magali Kabous, Maître de Conférences à l’Université Lumière Lyon 2, hispaniste, spécialiste de cinéma cubain et auteure de nombreux articles sur la question, présentera les films et échangera avec le public après les séances.

18h30 Mémoires du sous-développement

Reprise copie neuve De Tomás Gutiérrez Alea – 1968 – 1h35 – Cuba – VOST – Drame
Avec Sergio Corrieri, Omar Valdés, René de la Cruz, Beatriz Ponchova

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Un an après la révolution, Sergio, bourgeois aisé, décide de rester à Cuba malgré l’exil de sa famille aux Etats-Unis. Mais les bouleversements sociopolitiques changent l’environnement et Sergio se trouve tiraillé entre un passé qu’il refuse et un présent auquel il n’adhère pas. Il cherche alors à comprendre le contexte dans lequel son pays se trouve et ce qui lui est arrivé, passant en revue sa propre vie et ses relations avec ses maîtresses, Elena et Hanna.

Référence majeure du cinéma cubain produite à une heure de forte crispation idéologique du régime, qui soutient la répression du Printemps de Prague, ce film ambigu d’une troublante honnêteté invite le peuple cubain à jeter un regard lucide sur une révolution inaboutie. Des procédés cinématographiques quasi expérimentaux dignes des meilleures réalisations de la Nouvelle Vague.

 

 

21h00 L’accompagnant

De Pavel Giroud – 2015 – 1h44 – Cuba – VOST – Drame
Avec Yotuel Romero, Armando Miguel Gómez, Yailene Sierra, Camila Arteche,

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Dans les années 1980, à Cuba, les porteurs du VIH sont obligatoirement reclus dans un sanatorium mili-taire et placés sous la surveillance d’un «accompagnateur» qui doit les suivre où qu’ils aillent. Horacio Romero, boxeur accusé de dopage, est contraint de devenir l’accompagnateur de Daniel, un jeune soldat qui a contracté la maladie lors d’une mission en Afrique.

Sous la forme d’un drame classique, Pavel Giroud raconte l’histoire méconnue d’hommes et de femmes porteurs du VIH mis au ban de la société cubaine. Un film émouvant sur la lutte contre les préjugés qui évite le manichéisme et les raccourcis.

 

 


Vendredi 17 mars

Ciné-Rencontre
Séance suivie d’une rencontre avec le réalisateur,  Adrián Saba, et l’acteur principal du film, Gustavo Borjas
20h00 El soñador

De Adrián Saba – 2017 – 1h20 – Pérou – VOST – Drame
Avec Gustavo Borjas, Elisa Tenaud, Herbert Corimanya

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Pour échapper brièvement à sa morne existence de petit criminel, Sebastián se laisse dériver dans le monde de ses rêves. C’est le seul endroit où il peut se protéger, lui et son amour pour Emilia, et échapper aux menaces du monde réel. Mais la frontière entre rêve et réalité devient floue…

Après un très beau film post-apocalyptique minimaliste, El Limpiador, le réalisateur péruvien Adrián Saba revient avec El soñador, dans lequel il explore la frontière  entre rêve et réalité. Ce long métrage a été sélectionné au Festival International de Berlin 2016.

A partir de 22h00 Bal latino et initiation salsa, au restaurant La Bohême

 


Samedi 18 mars
Soirée de clôture Ciné-tapas
Comme chaque année, le festival se clôturera sur la traditionnelle soirée ciné-tapas avec deux films accompagné d’un entracte tapas/sangria.

Vous avez le choix entre :
1er film :

19h30 Kóblic

De Sebastián Borensztein – 2016 – 1h32 – Argentina – VOST – Drame
Avec Ricardo Darín, Óscar Martínez, Inma Cuesta, Marcos Cartoy Díaz

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Argentine, 1977. Un ancien pilote et capitaine de la Marine argentine, Tomás Kóblic, s’enfuit après avoir désobéi à un ordre de l‘armée soumise à la dictature. Caché dans une petite ville du sud du pays, sa présence attire l’attention du maréchal local, à l’autorité abusive et sans scrupules. La conscience n’a nul endroit pour se cacher.

Noir, intense, tragique, plein de silences et de secrets jamais confessés, d’une cruauté émotionnelle conte-nue et d’une ambiguïté morale perturbante. Un très beau film sur la peur des autres et de soi-même.


18h45 El niño
De Daniel Monzón – 2014 – 2h10 – Espagne – VOST – Thriller
Avec Luis Tosar, Raúl Arévalo, Bárbara Lennie, Jesús Castro, Sergi López, Eduard Fernández

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Détroit de Gibraltar. 2 continents, 3 pays, 14 kilomètres. Défiant les caïds locaux, deux jeunes de 20 ans, El Niño et El Compi, décident de s’établir à leur compte dans le trafic de drogue, tandis que Jesús et Eva, deux flics, cherchent depuis des années à démanteler les réseaux de contrebande du détroit, zone de tous les trafics.

 


19h30 La colère d’un homme patient
De Raúl Arévalo – 2016 – 1h32 – Espagne – VOST – Thriller
Avec Antonio de la Torre, Luis Callejo, Alicia Rubio, Ruth Díaz, Manolo Solo, Font García

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Curro vient de passer huit ans en prison suite à un casse dans une bijouterie et il ne pense qu’à recommencer une nouvelle vie avec sa famille. Mais tout semble compromis lorsqu’il rencontre José, un inconnu solitaire et mystérieux avec qui il entreprendra un insolite voyage où tous deux affronteront les fantômes de leur passé et sombreront dans l’abîme de la vengeance.

Beau palmarès aux Goya 2017 avec 11 nominations et 4 Goya dont ceux du Meilleur film, Meilleur premier film pour Raúl Arévalo et Meilleur scénario original. Un film animal, audacieux, dur et résolument d’auteur, tourné avec un aplomb et un mordant surprenants.

 

 

2eme film:

22h15 : Hablar
De Joaquín Oristrell – 2015 – 1h15 – Espagne – VOST – Comédie dramatique
Avec Goya Toledo, Marta Etura, Miguel Ángel Muñoz, Antonio de la Torre, Juan Diego Botto

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20 histoires qui tournent autour de la communication et s’entrecroisent dans un rayon de 400 mètres, de la place madrilène de Lavapiés à la Salle Mirador. Les personnages discutent, rient, pleurent, menacent, chuchotent, crient, volent, prennent rendez-vous, s’agacent, s’étreignent, proposant au spectateur une réflexion sur le pouvoir de la parole.

Joaquín Oristrell a pris un parti pris artistique fort et fou : faire se croiser, en un seul plan séquence, vingt petites histoires incarnées par des amis du réalisateur qui ont tous improvisé leur texte. Un magistral cri d’alarme qui trace le portrait sans concession d’une Espagne en plein désarroi social.

 

 


22h15 : Citoyen d’honneur
De Mariano Cohn et Gastón Duprat – 2016 – 1h57 – Argentine – VOST – Drame
Avec Oscar Martínez, Dady Brieva, Andrea Frigerio, Nora Navas, Belén Chavanne

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L’Argentin Daniel Montovani, lauréat du Prix Nobel de littérature, vit en Europe depuis plus de trente ans. Alors qu’il refuse systématiquement les multiples sollicitations dont il est l’objet, il décide d’accepter l’in-vitation reçue de sa petite ville natale qui souhaite le faire citoyen d’honneur. Mais est-ce vraiment une bonne idée de revenir à Salas dont les habitants sont devenus à leur insu les personnages de ses romans ?

Une comédie époustouflante et inventive qui propose une réflexion pertinente sur la notion de création et son rapport au monde. Un dialogue saisissant entre fiction et réalité. Goya 2017 du Meilleur film latino-américain.